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Une des plus graves épidémies de choléra de ces dernières années Sud-Kivu

 27/09/2017

Les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) en République démocratique du Congo (RDC) ont déjà traité 17 000 personnes depuis que l'épidémie de choléra s’est déclarée le 9 septembre dernier. Aujourd’hui étendue dans 20 provinces, une situation jamais vue auparavant dans le pays, elle n’est toujours pas contrôlée.



MSF, qui a mis à disposition des habitants près de trente unités et centres de traitement de la maladie, considère qu’il est nécessaire d’organiser plus d’activités de prévention et de sensibilisation, et d’impliquer un plus grand nombre d’organisations dans la lutte contre le choléra pour enrayer l’épidémie.




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Cette épidémie, qui se révèle être l’une des plus virulentes de ces dernières années, a éclaté en juin dans la province de Nord-Kivu, et s’est propagée dans 20 des 26 provinces du pays. Atteignant des proportions épidémiques dans 11 provinces, l’épidémie actuelle a touché plus de 24 000 personnes et fait plus de 500 morts. Le choléra est endémique dans 6 provinces du pays, mais la sécheresse de ces derniers mois et la forte mobilité de la population dans certaines régions spécifiques ont favorisé une extension rapide et une contagion plus élevée, avec 28 % de cas de plus qu’en 2016. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 1 500 ont été recensés la dernière semaine d'août.

💢 Cette crise a mis en évidence le besoin urgent de développer des mesures de prévention pour éviter les épidémies de cette ampleur et contenir leur propagation.


« Nous menons une action de large envergure pour couvrir les zones les plus affectées du pays, qui s'est traduite par une diminution du nombre de personnes malades au cours des dernières semaines dans nos centres. Néanmoins, cette crise a mis en évidence le besoin urgent de développer des mesures de prévention pour éviter les épidémies de cette ampleur et contenir leur propagation », explique Cisco Otero, chef de mission de MSF en RDC nNnnnnnnnnnn



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Officiellement déclarée le 9 septembre, l'épidémie de choléra frappant actuellement la RDC est l'une des plus virulentes que le pays ait connu ces dernières années. © Arjun Claire

Depuis le début de l’année, la réponse de MSF se traduit par l’établissement d’unités et de centres de traitement de la maladie, dans lesquels les patients sont mis en quarantaine, ainsi que par des dons de matériel dans les structures déjà existantes dans les provinces du pays où le choléra est endémique et où il a commencé à s'étendre. MSF intervient dans les provinces du Kwilu, Haut-Lomami, Kongo central, Tanganyika, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Bas-Uele et Maniema. Ces derniers jours, de nouvelles activités ont été lancées dans le Haut-Lomami en réponse à l’épidémie tandis que les activités existantes au Sud-Kivu étaient élargies. « L’endiguement de l’épidémie doit être une priorité majeure, car, avec l’arrivée de la saison des pluies, la propagation du virus peut être encore plus rapide et mener à une situation critique », ajoute Cisco Otero.


💢 L’endiguement de l’épidémie doit être une priorité majeure, car, avec l’arrivée de la saison des pluies, la propagation du virus peut être encore plus rapide et mener à une situation critique.

La province du Sud-Kivu a été la plus touchée la semaine dernière et MSF et le ministère de la Santé ont reçu un nombre exceptionnellement élevé de patients dans les zones endémiques et dans nos structures permanentes à Bukavu, Baraka et Sebele, ainsi que dans les plus petites villes telles que Minova, Kabare, Katana, Idjwi- Kihumba, Lulimba, Missi et Nyange. Dans toutes ces localités, le risque de propagation de la maladie est énorme étant donné la forte concentration de population et la géographie, qui incite les habitants à s’approvisionner avec l’eau non potable du lac Kivu. Le plus grand nombre de cas détectés a été identifié à Minova, avec plus de 1 400 personnes.oooooooooo




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Au CTC de Minova, des rangées entières de lits sont occupées par des enfants. Leurs mères entrent et sortent de la tente, et encouragent leurs enfants à boire. © Arjun Claire

À Goma, Nord-Kivu, où le choléra est endémique, MSF a un projet permanent avec deux centres de traitement contre le choléra. Depuis le début de l'épidémie, MSF a ouvert six autres CTC dans la ville, accompagné d'une promotion communautaire de la santé, de multiples points de réhydratation et d'un traitement de l'eau. L’ampleur de l'épidémie actuelle à Goma est en partie due à une longue saison sèche et à des problèmes techniques liés à l'approvisionnement en eau, qui vont venus s’ajouter à des installations d'épuration des eaux usées et un système d'approvisionnement en eau déficients. Ces éléments combinés avec la pauvreté et un manque d'information auprès de la population rendent une épidémie plus probable.

💢 Entre le 26 juin et le 21 septembre, 6 287 patients ont été traités et 18 personnes sont mortes dans la pire épidémie que la région a vu depuis 2012.


La ville se trouve sur les rives du lac Kivu et la majorité de la population est obligée de puiser l'eau directement du lac, malgré la contamination par les rejets des activités humaines. Entre le 26 juin et le 21 septembre, 6 287 patients ont été traités et 18 personnes sont mortes dans la pire épidémie que la région a vu depuis 2012. Depuis le début du mois de septembre, MSF intervient également dans le centre de santé de Mulongo, où l’épidémie a commencé à se propager en août dernier. Mulongo est située dans la province du Haut-Lomami, où l’épidémie s’est déclarée en mai 2017 dans les zones lacustres, avant de se propager le long du fleuve Lualaba jusqu’à atteindre la ville. Le 15 août, le centre de traitement du choléra (CTC) de Mulongo ouvrait ses portes.



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Le CTC de Minova, mis en place par MSF en collaboration avec le ministère de la Santé, dispose d'une capacité de 100 lits. © Arjun Claire
La majorité des patients sont des pêcheurs vivant sur les îlots du lac, à trois heures en pirogue. L’approvisionnement est un défi dans la région en raison des contraintes logistiques importantes. Il n’y a pour l’instant aucune organisation internationale dans la province pour endiguer l’épidémie. Les équipes de MSF ont appuyé l’ouverture du CTC et mis cinq points de réhydratation orale supplémentaires à disposition des habitants, en plus de disponibiliser de l’eau potable. 844 patients ont déjà été pris en charge, et 15 décès rapportés. MSF a également construit des points de chloration tout le long du lac et organise des activités de surveillance et de sensibilisation.

💢 La saison des pluies n’a toujours pas commencé et, avec cent mille personnes déplacées vivant dans des camps de fortune et dans les cours des écoles, le risque de propagation rapide sera très élevé si les conditions se détériorent.


Dans le Tanganyika, le choléra est endémique et le nombre actuel de cas est équivalent au nombre de cas des années précédentes. Néanmoins, la saison des pluies n’a toujours pas commencé et, avec cent mille personnes déplacées vivant dans des camps de fortune et dans les cours des écoles, le risque de propagation rapide sera très élevé si les conditions se détériorent. La semaine dernière, les 84 cas de choléra recensés ont reçu un traitement de la part du ministère de la Santé à l’hôpital général, que MSF soutient avec des actions de réhabilitation, de formation et des dons. Les équipes de MSF situées dans la zone de Kalémie préparent actuellement une campagne de vaccination avec les autorités locales, et intensifient leurs activités d’assainissement. Les autres équipes évaluent la situation à Manono, Ankoro et Kongolo, le long du fleuve Lualaba.



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Elisabeth Chihemba est assise à côté de son fils de trois ans, Elris Kamo, qui souffre d'une déshydratation sévère et qui est à peine capable de bouger. © Arjun Claire

Enfin, en février et mars derniers, MSF a traité 332 patients atteints du choléra à Matadi et Kimpese (Kongo central), avant de transférer ses activités dans d’autres localités. Malheureusement, l’épidémie s’est de nouveau déclarée quelques semaines plus tard et les équipes ont dû retourner à Kimpese. 1 699 personnes ont été hospitalisées dans le CTC et 897 consultations ont été réalisées.



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Un centre de traitement du choléra (CTC) est essentiel pour traiter les malades gravement atteints du choléra. Il consiste en une salle de quarantaine pour les patients, conçue pour prévenir toute propagation de la maladie. Le centre offre également des services de traitement et de stabilisation des patients. Les premiers symptômes du choléra étant très brutaux, il est important de détecter et de traiter les cas le plus rapidement possible. La déshydratation survient très rapidement et peut entraîner la mort si elle n’est pas traitée immédiatement et correctement par le biais de l’administration de fluides et de sels de réhydratation orale. La majorité des patients peuvent être traités par voie orale. L’administration de fluides par voie intraveineuse est uniquement réalisée dans les cas de déshydratation aiguë.



Article de https://msf.lu/fr/actualites/toutes-les-actualites/msf-traite-17-000-personnes-pendant-la-flambee-de-cholera-la-plus

Convention de jumelage du Barreau de Kananga RDC et du Barreau de Mons entre les deux Bâtonniers des ordres




Ce jeudi 26 octobre 2017, s'est tenu à Mons la cérémonie de jumelage des barreaux de Mons (Hainaut, Belgique) et Kananga (Kasaï-central, RDC), en vue de développer les relations entre les avocats des deux villes.


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La cérémonie s'est   déroulée  aux Cours de Justice de Mons, en présence, notamment, du bâtonnier des avocats de Kananga, Me Dominique Kambala.


 Cela doit lancer une « coopération étroite » entre les barreaux des deux villes, toutes deux capitales provinciales et comprenant « un nombre quasi identique d’avocats », a indiqué à La Libre Afrique dans l'article de Marie-France Cros, en vue  de développer les relations confraternelles entre avocats des deux barreaux; de leur permettre de se rendre compte de la manière dont leur profession est exercée dans l’autre pays; d’améliorer la connaissance réciproque des systèmes juridique et judiciaire des deux pays pour « favoriser l’assistance à leurs ressortissants en séjour dans l’autre pays »; d’échanger sur la déontologie et la formation professionnelle et de voir comment donner plus de visibilité à la défense des droits de l’homme pratiquée au quotidien par les avocats du Kasaï.







La signature solennelle de la convention de jumelage du Barreau de Kananga RDC et du Barreau de Mons  Belgique entre les deux Bâtonniers des ordres.



jumelage ,barreaux, Mons,mons,kananga, rdc, kasai central  Maître Olivier Haenecour   Bâtonnier du Barreau de Mons , Bâtonnier Kambala Nkongolo Dominique.
 Maître Olivier Haenecour   Bâtonnier du Barreau de Mons , Bâtonnier Kambala Nkongolo Dominique.
Avocat au Barreau de Kananga,Beylard David Avocat d'affaires Internationales basé à Paris-Geneve-Kinshasa, Maître Ali Tshibuabua et le Président de l'Organisation non Gouvernementale Avocat Sans Frontières span>


Être avocat dans le centre du Congo est un métier difficile. Le barreau de Kananga s'est tourné vers le barreau de Mons pour avoir un échange, un barreau frère sur lequel s'appuyer, un soutien. Les provinces du Kasaï central et du Kasaï, qu'il couvre, sont sujettes aux troubles. Après les réfugiés de l'est du Congo, les bandes armées ont suivi, et les avocats sont pris à partie dans leur rôle de défense.



 jumelage des Barreaux de Mons et de Kananga Malandji wa nshinga.


Article de L'actualité africaine. Libre et indépendante par Marie-France Cros. ICI

Avec une remarquable présence de la presse internationale était remarquée dans la salle solennelle de la Cour d'appel de Hainaut à Mons durant la cérémonie officielle du jumelage des Barreaux de Mons et de Kananga Malandji wa nshinga.

LE KATANGA



 
Au Katanga, la tradition et la modernité se conjuguent à merveille. vidéo deMike Kabamba
 L'Office de Tourisme vous invite à découvrir ce lieu étonnant, situé au sud-est de la République démocratique du Congo

Étienne Tshisekedi, Wa Mulumba



C’est ce dimanche que la dépouille mortelle de l’opposant historique Étienne Tshisekedi sera exposée au Palais d’Heysel.
Un record affluence et  plusieurs officiels belges, européens et congolais sont annoncés aussi.
Pour parer à toute éventualité, un dispositif sécuritaire important a été mis en place par la commune de Bruxelles à travers la cellule africaine de la police communale. Plusieurs policiers en uniformes déployés à l’extérieur de la salle appuient le service sécuritaire de l’UDPS.
Trois veillées funéraires sont prévues Selon un responsable dans la cellule africaine de la police de Bruxelles, les mesures prises dans le cadre de cette cérémonie d’hommage sont exceptionnelles du fait de l’importance politique du défunt.


 La commune voudrait à travers cette implication, démontrer sa détermination à offrir à l’illustre disparu des hommages digne de son rang. La même source n’exclut pas l’éventualité de renforcer l’effectif des agents de sécurité sur place.source 7sur7.cd "Berckmans Kitumu"
UDPS BE

Carnet de Colette Braeckman "Le soir"click ci -dessous

Moïse est mort sans avoir vu la Terre Promise
Moïse est mort sans avoir vu la Terre Promise Epuisé par de longues négociations politiques à Kinshasa, Etienne Tshisekedi avait du rentrer en Belgique voici quelques jours à bord d’un avion médicalisé et avait été immédiatement hospitalisé à la clinique Sainte Elizabeth à Bruxelles. C’est là que mercredi en milieu d’après midi, il a été emporté par une embolie pulmonaire à l’âge de 84 ans. La famille, réunie dans la maison de son fils à Woluwe, s’est refusée à tout commentaire mais à la clinique, quelques proches et membres du parti, éplorés, se sont présentés individuellement ou en délégation. A Kinshasa, dans le quartier populaire de Limete où la famille Tshisekedi vivait depuis les années 80 la rumeur, puis la confirmation de la disparition du « lider maximo » a aussitôt provoqué un rassemblement de foule.

 C’est que, qu’on l’ait aimé ou critiqué, un fait est demeuré incontestable, Etienne Tshisekedi était resté, malgré son âge et ses longs séjours à l’étranger, l’homme le plus connu et le plus populaire du Congo. Était ce du à sa radicalité ? A son attachement au combat non violent ? A sa fermeté touchant quelquefois à l’obstination ? A la simplicité de sa vie, aux années de quasi réclusion dans une modeste maison ceinte d’un jardin où il aimait recevoir ses partisans ? A la peur qu’il inspira tant au président Mobutu qu’à Kabila père et fils, qui voyaient en lui leur seul véritable adversaire ? Toujours est il qu’Etienne Tshisekedi malgré son âge n’avait rien perdu de son prestige, non seulement parmi ses compatriotes originaires du Kasaï, mais aussi parmi les Kinois volontiers sceptiques ou frondeurs tandis que les jeunes admiraient cet homme qui avait le courage de dire non. 

A tel point que, nommé Premier Ministre par Mobutu au terme de la Conférence nationale souveraine en 1992, il brisa bien vite la cohabitation avec le dictateur. Ces derniers mois cependant, Etienne Tshisekedi, peut-être parce qu’il se sentait décliner et qu’il était soucieux de sa succession politique, avait accepté de discuter avec les émissaires de Joseph Kabila qui lui proposaient une participation au pouvoir en échange de son accord sur le « glissement » c’est-à-dire la prolongation du mandat présidentiel, qui expira le 19 décembre dernier. Après des tractations de coulisses, Etienne Tshisekedi préféra cependant dire non, une fois de plus, aux propositions du pouvoir et prendre la tête du Rassemblement de l’opposition qui exigeait que la Constitution soit respectée sans autre forme de procès. C’est là, en décembre dernier, qu’intervinrent les év^ques du Congo et qu’au bout d’âpres négociations à huis clos fut conclu un accord de la dernière chance, par lequel l’opposition accordait un an de « bonus » au chef de l’Etat en échange d’un poste de Premier Ministre chargé d’organiser les élections dans un délai de douze mois.

 Quant à Tshisekedi, « statue du Commandeur » et gardien des principes, il devait être nommé à la tête du Conseil de surveillance de l’accord. Mais les négociations pour les postes gouvernementaux s’enlisèrent, comme si le pouvoir, jouant sur les ambitions des uns et des autres, tentait de jouer la montre. Durant ce temps, chacun savait que la santé de Tshisekedi épuisé par ces interminables tractations, ne tenait plus qu’à un fil…. Ce fil vient de se rompre et dans les couloirs de Sainte Elizabeth, un Congolais, membre de la cellule stratégique du parti UDPS, ne cache pas son émotion en apprenant la nouvelle : « nous sommes orphelins, c’est une tragédie pour notre pays ». 

C’est qu’Etienne Tshisekedi, que tous appelaient Moïse, n’aura pas vu la Terre Promise, l’accession de son parti au pouvoir, l’avènement d’un Congo réellement démocratique. Il se sera épuisé dans les combats politiques, les défis aux pouvoirs successifs et les refus sans avoir eu l’occasion de mettre réellement ses idées en chantier et de se salir les mains dans le cambouis de la gestion quotidienne. Au début de sa carrière cependant, Etienne Tshisekedi, le premier diplômé en droit de l’histoire du Congo, s’était lancé sans hésitation dans la politique : il fait partie du « groupe de Binza » ces premiers intellectuels congolais qui interrompent leurs études à l’étranger pour, en 1960 relever le défi de l’indépendance. Etienne Tshisekedi fait partie du collège des «commissaires généraux » puis en 1965 après la coup d’Etat de Mobutu, il devient Ministre de l’Intérieur puis de la Justice, et rédige les statuts du parti unique, le Mouvement populaire de la révolution. 

Mais en 1980, rompant avec Mobutu, il crée l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) qui deviendra rapidement la principale force d’opposition. Depuis lors, c’est avec fierté qu’Etienne Tshisekedi collectionnait les surnoms, « l’éternel opposant », « Ya Tshitshi » « Moïse »… Inflexible, obstiné, imperméable à la peur, il incarna le cauchemar des présidents successifs et l’éternel espoir de changement d’une population qui aujourd’hui se sent orpheline…

Parcours qui sera suivi


Le dernier baobab du Congo a disparu
Le dernier baobab du Congo a disparu Il n’a pas fallu attendre le décès d’Etienne Tshisekedi à 84 ans, emporté par une pulmonie dans une clinique bruxelloise, pour que l’ « homme à la casquette » entre dans la légende du Congo. Celui qui hier encore négociait à Kinshasa avec la majorité présidentielle et s’apprêtait à prendre la tête du « Comité de suivi des accords » régulant la transition est l’une des dernières personnalités congolaises à avoir accompagné l’histoire du Congo depuis l’indépendance.

 En 1960, une époque où les universitaires se comptaient sur les doigts d’une main, il est le premier diplômé en droit de l‘histoire du Congo et fait partie de ces intellectuels appelés à rentrer au pays après le premier coup d’Etat de Mobutu en 1960. Il fait alors partie du « collège des commissaires » où il est chargé de l’intérieur puis de la justice. C’est à ce titre qu’il aurait signé l’arrêté d’emprisonnement de Patrice Lumumba. 

Compagnon de route du général Mobutu, qui prend le pouvoir en 1965, c’est Etienne Tshisekedi qui rédige les statuts du parti unique le Mouvement populaire de la révolution et, en juin 1966 ratifie la pendaison de quatre opposants, les « pendus de la Pentecôte », exécution publique qui marquera durablement le régime Mobutu. Mais en 1980, à la suite d’un massacre de mineurs à Katekalay dans sa province d’origine le Kasaï, Etienne Tshisekedi décide de rompre avec le tout puissant dictateur : en compagnie de douze autres parlementaires, il adresse une lettre ouverte au « Guide Suprème » dénonçant les errements et la corruption du régime et fonde le « deuxième parti », l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qui deviendra la « fille aînée de l’opposition », brisant le monopole du parti unique.
 Vaincre la peur…
 Durant une décennie, les dirigeants et les militants de l’UDPS de plus en plus nombreux s’identifient au combat démocratique et le grand mérite de Tshisekedi et de ses compagnons est d’avoir vaincu la peur.
 D’avoir osé défier un dictateur orgueilleux et courtisé par les alliés Occidentaux qui voyaient en lui un rempart contre l’influence communiste. Comment oublier ces images des fondateurs de l’UDPS tabassés par la police, enfournés dans un minibus, stoïques malgré le sang qui leur coulaient dans les yeux et qui galvanisaient la foule par leur exemple ?
 Après la chute du mur de Berlin, le vent tourne, l’heure est à la démocratisation de l’Afrique, les aspirations populaires se font pressantes. Tshisekedi se présente alors comme le principal adversaire d‘un dictateur vieillissant et miné par la maladie. 
L’heure de gloire de celui que l’on appelle déjà « Moïse », ou le « Sphynx de Limete » sonne lorsque la conférence nationale souveraine, qui réunit les forces vives de la nation, l’élit comme Premier Ministre. A l’époque, incarnant la révolte et l’espoir du peuple congolais, légitimé par le suffrage de la CNS, soutenu par les Occidentaux qui souhaitent un changement de régime, Tshisekedi a toutes les cartes en mains, le pouvoir est enfin à sa portée. Mais l’homme du « non » est d’abord un éternel opposant, construire n’est pas son fort : le gouvernement qu’il met en place est faible, le programme léger, il se résume à « refaire les routes ». 
Rien n’émerge, ni une école, ni un dispensaire…rès vite l’espoir retombe et Tshisekedi, congédié par Mobutu, retrouve le jardin de sa maison de Limete où, sous les arbres, il réunit ses ministres et les membres de son parti, tandis qu’à l’extérieur, occupant la 25e rue, les « combattants » veillent, conspuent la police et aussi, à toutes fins utiles, les Occidentaux ou les journalistes.

 Dans le petit bureau, les visiteurs illustres se succèdent en quête d’une improbable conciliation. A chaque passage ils retrouvent un homme qui semble coulé dans le bronze, calé dans son fauteuil, éclairé par une lumière chiche et penché sur un livre qui semble toujours ouvert à la même page. 
Dans ce pays où le pouvoir se confond souvent avec l’arrogance et l’ostentation matérielle, la simplicité de la vie et du message de Tshisekedi déconcerte les étrangers mais ravit les Congolais. Autant Mobutu est brillant orateur, parfois outrancier et grandiloquent, autant Tshisekedi, le « Sphynx », se révèle avare de paroles, se bornant à rappeler les questions de principe… Mais lorsqu’il se décide à parler, par exemple pour démonétiser les billets ornés de gorilles (les fameux « mayeshe » la monnaie de singe…) crachés par une infatigable planche à billets, ou pour convoquer des manifestations, le peuple répond massivement : les mamans du marché refusent de toucher les billets maudits et les jeunes bravent les dispositifs de sécurité sans peur de risquer leur vie. 

Prônant la non violence, le combat politique et non la lutte armée, même si ses partisans, recrutés dans les quartiers populaires n’hésitent pas à employer la manière forte, ce n’est cependant pas Tshisekedi qui poussera vers la sortie le président Mobutu, son vieil adversaire et néanmoins ami des premières années. C’est l’ancien rebelle lumumbiste Laurent Désiré Kabila, à la tête d‘un mouvement armé hétéroclite dans lequel le Kasaïen, lucide, verra très vite le rôle décisif de forces étrangères, le Rwanda et l’Ouganda, ce qui le poussera une fois de plus à refuser de s’associer au nouveau pouvoir. « Débarrassez vous d’abord de ces étrangers qui vous entourent » assénera-t-il à Laurent Désiré qui, pour toute réponse, l’enverra dans son village natal du Kasaï doté d’un motoculteur avec le commentaire ironique de son ministre de l’Intérieur Gaëtan Kakudji, « cela lui apprendra à travailler un peu ». Lorsque Laurent Désiré Kabila est assassiné en 2001, une page se tourne, son fils Joseph lui succède et le pays, en guerre depuis 1996, divisé par plusieurs rébellions, entre dans une phase délicate. L’UDPS participe aux accords de Sun City, en Afrique du Sud, qui déboucheront sur la fin de la guerre et un accord de partage du pouvoir, le fameux « un plus quatre » un président, quatre vice présidents dont deux « rebelles » Jean Pierre Bemba et Azarias Ruberwa. Mais Tshisekedi, qui s’est laissé inviter au Rwanda et a flirté avec l’un des mouvements rebelles, le RCD de Ruberwa, n’est pas preneur. 
Il recommande à ses partisans de boycotter le referendum constitutionnel dont il conteste la validité, interdit la participation aux élections de 2006, le scrutin le plus démocratique jamais organisé dans l’histoire du pays sous la surveillance et avec le financement de la communauté internationale. Là aussi, il laisse passer une chance de peser sur le cours des évènements, de se « mouiller » dans le pouvoir mais aussi de s’impliquer dans la reconstruction du pays qu’entame Joseph Kabila. Construire, voilà qui n’est pas son fort, une fois de plus… Lors des élections de 2011, bien plus mal organisées et marquées par la violence et la fraude, où le deuxième tour a été supprimé, Etienne Tshisekedi accepte cependant de jouer le jeu. 

Sa campagne électorale, qui draine des foules immenses et enthousiastes à travers tout le pays confirme une fois de plus la popularité dont il jouit à travers tout le Congo. A tel point que pour le vieux leader le doute n’est pas possible, il estime qu’il a gagné les élections que la présidence lui revient. En réalité, les chiffres sont contestables et ont été trafiqués, le désordre a été omniprésent, et nul ne connaîtra jamais la vérité des urnes. 
Ce doute plombera le deuxième mandat de Joseph Kabila et en 2016, Tshisekedi et son parti se retrouveront en première ligne pour demander le respect d’une Constitution (qu’ils avaient initialement refusé de ratifier…) et exiger le départ de Joseph Kabila à la date prévue. 

En décembre dernier encore, le pouvoir redoute les capacités de mobilisation de l’UDPS et de son leader : à la veille de l’expiration du mandat présidentiel, chacun sait que « Ya Tshi Tshi » est capable de faire descendre dans la rue les jeunes des quartiers populaires, de les pousser à affronter les forces de l’ordre, quitte à mourir sous les balles de policiers et de militaires qui n’hésitent pas à recourir à la manière forte. Cependant, chacun sait aussi que depuis des mois des négociations sont en cours, réunissant l’UDPS et des émissaires de Kabila afin d’amener la seule véritable force politique du Congo à accepter le « glissement » c’est à dire un report des élections, période durant laquelle l’ opposition serait associée au pouvoir. 
Alors que tous les voyants sont au rouge, les évêques en décembre dernier, réussissent à réduire la pression et à ouvrir un nouveau cycle de négociations qui déboucheront sur l’accord du 31 décembre, où l’opposition se voit proposer le poste de Premier Ministre. En échange de quoi le président est autorisé à demeurer en poste pour une année, le temps d’organiser enfin les élections. L’intraitable Tshisekedi négocie-t-il un poste pour son fils Felix, ou se satisfait-il de devenir la « belle mère » de la transition en dirigeant le « Comité de suivi » ?
 Alors que le doute persiste, la négociation sur les « arrangements particuliers » prend du retard à cause des objections de la majorité présidentielle, qui veut pouvoir choisir le futur Premier ministre sur une liste qui lui sera proposée.

 Pendant ce temps, gagné par la maladie, usé par les palabres, le vieux leader se fatigue, jusqu’à devoir être ramené en Belgique par avion particulier pour y recevoir des soins médicaux. Même si la disparition d’un homme de 84 ans que l’on savait fragile ne devrait pas surprendre, elle a suscité la colère parmi ses partisans et tous les Congolais se sentent aujourd’hui orphelins de l’un des « pères de l’indépendance. » A Limete rassemblés dans la désormais mythique 25e rue, des jeunes mettent en cause, pèle mèle, le pouvoir de Kabila mais aussi les Occidentaux, et en particulier la Belgique qui a cependant longtemps prodigué gratuitement des soins médicaux au leader de l’opposition, avec l’appui des mutualités socialistes, et qui se voit aujourd’hui accusée de l’avoir… empoisonné! 

Cependant, tous ne partagent pas cette tristesse : des témoins locaux nous rapportent qu’au Katanga, des proches de Kabila ont sabré le champagne en apprenant la disparition de « Moïse », l’homme qui n‘avait jamais renoncé à combattre mais qui ne verra pas la Terre Promise, celle d’un Congo démocratique et réconcilié avec lui-même et qui s’en est allé sans désigner de véritable héritier politique…
La disparition de Tshisekedi ouvre une nouvelle page
La disparition de Tshisekedi ouvre une nouvelle page
Alors que la négociation sur les « arrangements particuliers » c’est-à-dire la véritable discussion politique battait son plein, Etienne Tshisekedi a quitté la scène. Le décès d’un homme de 84 ans, que l’on savait malade, ne devrait pas surprendre, mais il a ému tout le Congo et bouleversé l’échiquier politique. 
Certes, le « Rassemblement de l’opposition », cette coalition de formations politiques qui s’ étaient fermement opposées au prolongement du mandat présidentiel, négociait le partage du pouvoir et cette démarche, encouragée par la conférence épiscopale, avait désamorcé la crise de décembre dernier. Mais même si les ambitions individuelles demeuraient une réalité, le « Rassemblement » demeurait adossé à cet homme intraitable, le seul capable le cas échéant de dire non et de remettre les cartes sur la table. La disparition d’Etienne Tshisekedi, qui aurait du diriger le « comité de suivi des accords » c’est-à-dire être la « belle mère » du gouvernement de coalition, sinon occuper lui-même le poste de Premier Ministre, affaiblit sérieusement l’opposition et Joseph Kabila perd le plus coriace de ses interlocuteurs. Plus que jamais, l’équation s’impose : du point de vue du président » ce qui est à moi est à moi » c’est-à-dire une prolongation de son mandat d’au moins un an, s’impose, tandis que ce qui appartient aux autres, c’est-à-dire à l’opposition qui revendique le poste de Premier ministre, demeure négociable. Une fois de plus, le temps a joué en faveur de Joseph Kabila, un homme qui, comme l’était Tshisekedi, est capable de cultiver l’art du silence et faire durer le suspense… 
 Il est fort probable que, associant le nationalisme au calcul politique, Joseph Kabila et les siens réservent des obsèques nationales à un homme qui a marqué le Congo depuis l’indépendance, ce que les opposants interpréteront comme une tentative de récupération mais qui sera aussi un hommage mérité. 
Les « kabilistes » auraient cependant tort de pavoiser trop vite : les obsèques et le deuil pourraient aussi se transformer en manifestations massives et radicales, récusant le compromis envisagé par la classe politique. Ces démonstrations de colère seraient d’autant plus dangereuses qu’ en face, il n’y aurait plus d’interlocuteur écouté et respecté par tous.
 Par ailleurs, la disparition de Tshisekedi marque la fin d’une époque et on peut aussi se demander quelles en seront les conséquences pour son parti, l’UDPS. Au vu des nombreux intellectuels qui l’ont rallié depuis longtemps, compte tenu de son expérience politique et de la popularité de Tshi Tsi parmi les jeunes, il est possible que la « fille aînée de l’opposition » surmonte la crise. Mais il n’est demeure pas moins que le vieil opposant n’avait pas désigné d’héritier politique, son fils Félix manquant encore d’expérience sinon d’envergure pour assumer un aussi lourd héritage. Le parti endeuillé risque de traverser une zone de turbulences, d’autant plus dangereuse que s’y ajoute l’attrait d’un pouvoir à portée de mains.
  La statue du Commandeur ayant disparu, le dernier des acteurs des années 60 s’étant éteint, une nouvelle page s’ouvre pour le Congo et des millions de jeunes se préparent à l’écrire. Mais nul ne sait en quels termes.


 7sur7.cd bien représenté à Bruxelles pour la couverture médiatique des obsèques du sphinx

La messe de requiem en mémoire d’Étienne Tshisekedi s’est tenue hier à Lubumbashi malgré l'interdiction par le maire de la ville de Lubumbashi Ce, grâce à l’église catholique qui a refusé de suivre la circulaire du maire de Jean Oscar Sanguza Mutunda. À cette occasion, le président du Rassemblement Katanga ainsi que tous les militants et cadres ont pleuré le Président du Conseil des Sages du Rassemblement Étienne Tshisekedi mort en Belgique jeudi 1er février 2017.


A l'occasion du décès d'Etienne Tshisekedi, le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Étrangères Didier Reynders  à présenté ses plus sincères condoléances à la famille et au peuple congolais. Pour Didier Reynders,c' une figure politique marquante de la République Démocratique du Congo durant plusieurs décenniesqui s'est éteinte aujourd'hui.
 Le dernier combat d'Etienne Tshisekedi pour le respect de la Constitution et de la démocratie a abouti à la conclusion de l'accord de la Saint-Sylvestre. La Belgique s'associe à la population congolaise dans sa douleur et dans son souhait de voir cet héritage du Président du Rassemblement porter ses fruits et être mis en œuvre. article ici


Déclaration du Porte-parole sur le décès d'Etienne Tshisekedi

FILM ARCHIVE UNION- MINIERE -HAUT- KATANGA



 FILM D'ARCHIVE UNION MINIERE HAUT KATANGA    

source FCAT ,Festival de Cine Africano

Film Publicitaire : EN CINQUANTE ANS  Archives,   UMHK.CONGO BELGE CDR, 

Production GERARD DE BOE ,
Né en 1904, Gérard de Boe commence sa carrière comme instituteur puis comme agent sanitaire dans l'administration belge au Congo à partir de 1927. Il se met à tourner des films en amateur sur les conditions de vie au Congo. C'est ainsi qu'il devient cinéaste officiel de l'État en 1938. Après la guerre, il démissionne et monte sa propre société de production. Il meurt en mars 1960. Aux côtés de André Cauvin et Ernest Genval, Gérard de Boe peut être considéré comme un des trois chefs de file du cinéma colonial belge.

Commentaires dit par Etienne Samson. Musique David van de Woestyne 
Enseignements, Ruwé, Jadotville, Elisabethville,, Kolwezi, Hôpitaux, MaternitésMines, Scouts, Chorales,Populations bantoues, tutsis, Décoration Honorifiques des travailleurs,défilés,danses,  chanteurs croix croisette ,vie familiale dans la cité industrielle miniére ,orphelins. formation familiale,cours puériculture, arabes dans cette région.


Le film commémore 50 ans de colonisation dans le Haut-Katanga. Le commentaire évoque une population "figée dans l'immobilisme" qui doit être initiée aux nouvelles technologies. Des travailleurs du Ruanda-Urundi atterrissent à l'aéroport d'Elisabethville pour travailler dans les mines. Ils sont d'abord emmenés vers des camps d'acclimatation et ensuite relogés dans des cités ouvrières. 
Tout l'héritage colonial est passé en revue : enseignement, hôpitaux, maternités, orphelinats.

Réal : Gérard de Boe, Belgique Film disponible chez Cnenómada (Tarifa) 

 The film commemorates the 50 years of colonisation in Upper Katanga. The commentator alludes to a population "stuck in its own traditions" that needs to learn new technologies. Workers from Ruanda-Urundi land at Elizabethville's airport to work in the mines. First they are driven to "acclimatisation reserves". Later they will be relocated to workers' quarters. A tribute to the colonial heritage and its creation of, amongst other things, schools, hospitals, maternity wards and orphanages.  
 La película conmemora los 50 años de colonización del Alto Katanga. Habla de una población "estancada en el inmovilismo" y que debe iniciarse en las nuevas tecnologías. Trabajadores de Ruanda-Urundi llegan al aeropuerto de Elisabethville para trabajar en las minas. Primero son llevados a campos de aclimatación antes de ser alojados en barrios obreros. Se pasa revista a todo el pasado colonial: enseñanza, hospitales, maternidades, orfanatos. Dirección / Réalisation / Director: Gérard De Boe Producción / Production / Producer: Paul Leleu Fotografía / Image / Cinematography: François R TITULO: En 50 años - In 50 Years DIRECTOR: Gérard de Boe GENERO: Documental PAÍS: Bélgica AÑO: 1958 CARACTERÍSTICAS: 21' - Color - Francés - Subtitulado español


Autres Films:

1937 La Maladie du sommeil (doc) 1938 La Lèpre (doc) 1939 Un Élevage au Congo belge (doc) - N'giri (doc) 1943 Yangambi (doc) 1946 Le Kivu (doc) - La Culture du quinquina (doc) 1949 Villes et paysages de Flandres (doc) - Ruanda-Urundi (doc) 1950 L'Élite noire de demain (doc) - Arts congolais d'aujourd'hui (doc) 1951 Sons d' Afrique (doc) - Les Pêcheurs Wagenias (doc) - Au Royaume de Mwambusta (doc) 1952 Richesses ignorées (doc) - Hygiène urbaine (doc) - Bakuba (doc) 1953 Un Fermier belge/La ferme (doc) - Les Belges au travail / Les métiers en Belgique (doc) 1954 Mangbetu (doc) - Les Minerais du Katanga (doc) - Elisabethville (doc) - Bukavu (doc) 1956 Le Trait d'union (doc) - Étonnante Afrique (doc) - Cobalt au Katanga (doc) 1957 Le Caféier (doc) - La Forêt congolaise (doc) 1958 Tokende (doc) - En 50 ans (doc) - Soeurs congolaises (doc) 1959 Lovanium (doc) Filmographie disponible en cinenómada (Tarifa) 1959 - Lovanium 1950 - L'Élite noire de demain 1958 - En 50 ans

Filharmonie "Royal orchestre philharmonique de Flandre"a Kinshasa pour un re-Mix avec des musiciens de Beta Mbonda et les jeunes du centre de Saint-Joseph de Kermaria


  Photo ChristophePochet Kinshasa


 Ilse Pasmans et Christophe Pochet, Kinshasa.


 Le Royal orchestre philharmonique de Flandre,

 s'est rendu une semaine à Kinshasa pour re-Mix.
 Huit des musiciens defilharmonie ont travaillé pendant cinq   jours avec des musiciens de Beta Mbonda ( jeunes garçons    motivés, plein d’énergie, de talents mais démunis,              défavorisés et arrachés à la violence par le flûtiste  Tshamala Mufubela et le percussionniste Alhim Eyenga  Imeyenga.Aujourd’hui, ce sont des percussionnistes  talentueux )et les jeunes du centre de Saint-Joseph de  kermaria."centre d'alphabétisation et de rattrapage scolaire"  Un vrai succès !



Koninklijk Vlaams Filharmonisch Orkest, Kinshasa, re-Mix, Filharmonie, Centre Saint-Joseph de Kermaria, Beta Mbonda

Koninklijk Vlaams Filharmonisch Orkest, Kinshasa, re-Mix, Filharmonie, Centre Saint-Joseph de Kermaria, Beta Mbonda


Luc Van-Gorp et Roe  Kinshasa. 



De Filharmonie 

Heeft een  zakte een week naar Kinshasa af voor Re-Mix Kinshasa.een initiatief van Brussels Airlines (Brussels Airlines heeft een hart voor Afrika en richtte b.foundation for Africa op om haar humanitaire activiteiten op het continent te groeperen )en deFilharmonie en biedt maatschappelijk kwetsbare kinderen en jongeren in Kinshasa de kans om 5 dagen lang te musiceren met muzikanten van de Filharmonie.
Acht muzikanten van deFilharmonie werkten gedurende vijf dagen lang samen met muzikanten van Beta Mbonda en jongeren uit het Centre Saint-Joseph de Kermaria.
 Een echt succes!


Beta Mbonda, Centre Saint-Joseph de Kermaria, Filharmonie, kinshasa, Koninklijk Vlaams Filharmonisch Orkest, re-Mix, Avec Ilse Delmeire
Ilse Delmeire, à Kinshasa 

Christophe Pochet,  Kinshasa..
Paul Griffiths muzikale coach  à Kinshasa.

 .Beta Mbonda, Centre Saint-Joseph de Kermaria, Filharmonie, kinshasa, Koninklijk Vlaams Filharmonisch Orkest, re-Mix, Avec Ilse Delmeire
Liesbeth Kindt, Christophe Pochet et Ilse Pasmans, à Kinshasa..


Blanc Ebène, expo-photos Patricia Willocq La Louviére et Tournai ,L’albinisme: un autre regard sur la différence récolte de lunettes Hainaut


Patricia Willocq expose à l’UNESCO à Paris

 photoreport “White Ebony” at Unesco in Paris to celebrate   the second International ,Albinism Awareness Day, , June 13th 2016,willocq patricia, paris, unesco

En 2013, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution condamnant les agressions et les discriminations à l’encontre des personnes atteintes d’albinisme qui demande aux Etats de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur protection. 
Ce 13 juin, la Maison de l’UNESCO à Paris célébrera la seconde Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme. 
La photographe tournaisienne née au Congo Patricia Willocq y présentera son exposition “Blanc ébène”. Primée au concours Unicef Photo of the Year Award 2013, elle a notamment déjà été exposée par le Haut Commissariat des Droits de l'Homme des Nations Unies. 
En octobre 2014, nous lui avions consacré un reportage.


***Particia Willocq is very honoured to exhibit  its photoreport “White Ebony” at Unesco in Paris to celebrate

 the second International Albinism Awareness Day on June 13th 2016 at 19.30.  celebrate it with her!


**Ce 13 juin 2016 Patricia Willocq à l’immense honneur d’exposer son reportage photo“Blanc Ebène” 

pour célébrer  la seconde Journée International de sensibilisation à l’albinisme

 

 Mouvements des Albinos ,Albinisme,actualité, marche, kinshasa, rdc,ndundu,

 Mouvements des Albinos (Albinisme)


En RDC, une marche symbolique qui met à l'honneur les personnes touchées par l'albinisme a eu lieu samedi à Kinshasa, à l’occasion de la clotûre du premier festival "Fièrement Ndundu" ("Fièrement albinos"). ...

Dans beaucoup de régions d’Afrique être albinos n’est pas la situation la plus enviable qui soit. Au Congo, bien que les Ndundus (albinos en lingala) soient bien mieux lotis que leurs congénères tanzaniens ou burundais, ils sont toujours stigmatisés par la société. Néanmoins, la situation évolue bien mieux que dans certains autres pays d’Afrique centrale car leur intégration de plus en plus acceptée et encouragée par les gouvernements.



Blanc Ebène, expo-photos, Patricia Willocq, L’albinisme, rdc, fondation albinos Mwimba Texas, Écran Total, La Province de Hainaut, be, picardie


La Maison de la Laïcité de La Louvière propose un expo-photos de Patricia Willocq photographe tournaisienne sur les personnes atteintes d'albinisme au Congo. Un témoignage sans misérabilisme, qui propose un message d’espoir et de dignité. Du 13 au 30 octobre à la Maison de la Laïcité de La Louvière.
cette expo aura aussi lieu à  La maison du Hainaut de Charleroi.partir du mois d’octobre 2015.Projet, soutenu par la Province de Hainaut est un témoignage d’espoir, de courage, de succès et d’amour pour rendre aux personnes albinos la dignité qu’ils méritent.


                                   Mwimba Texas - Documentaire -  Soizic Sanson on Vimeo.

En complément de l'exposition "Blanc ébène", la Maison de la Laïcité de La Louvière vous propose une conférence-débat sur le thème de l'albinisme avec Patricia Willocq, photographe indépendante (auteure des photos de l'expo), Mwimba Texas, responsable de la Fondation Albinos Texas Mwimba et Annie Mokto, militante camerounaise pour les droits de l’homme et fondatrice de l’association Écran Total. Le jeudi 29 octobre à 19h à la Maison de la Laïcité de La Louvière.
UNICEF photo, blanc ebene, kinshasa, wallonie bruxelles, magazines
.Blanc Ebène a reçu une mention d’honneur au concours photos UNICEF photo of the year award et a été exposé en rue, à Kinshasa, grâce à la délégation Wallonie-Bruxelles. Il a été publié dans plusieurs magazines et journaux dans le monde entier.
Au-delà, d’être un simple reportage photo, Blanc Ebène est un projet social et culturel ayant permis de récolter des fonds pour envoyer 150 enfants albinos de Kinshasa dans un centre ophtalmologique. Les personnes albinos souffrant de graves troubles d’acuité visuelle, les lunettes et traitements reçus permettent de voir le tableau et d’avoir accès l’éducation.  



VOIR d'autres photos Patricia Willocq et Albinisme ICI                                      

ANIDA ensemble changeons le regard sur l'albinisme,ecran total, fr
ANIDA ensemble changeons le regard sur l'albinisme


AISBL"Ecran Total: Albinos, aveugles et malvoyants

 

la vie c'est pas tout blanc ou tout noir, albinos,

  


DISPONIBLE SUR :Assyelle http://www.annie-mokto.be/
NEE BLANCHE DE PARENTS NOIRS,annie mokto, be, AISBL ecran total 


COLLECTE LUNETTES 

 à Charleroi/ La Louvière/Mons/Tournai

SERGE  HUSTACHE 

Président du collège provincial, Député provincial 

 

Soutenez l’action de « Blanc Ebène » en déposant vosvieilles lunettes de vue et de soleil ainsi que vêtements à longues manches dans nos points de collecte situés :
  • IHT Tournai - Boulevard des Combattants 84  -  7500 Tournai  -  069/64.62.04 (Angélique)
  • IHT Charleroi - Place Albert Ier 34  -  6031 Monceau S/S  - 071/86.66.66 (Stéphanie)
  • Services Financiers Mons - Digue de Cuesmes 31 - 7000 Mons - 065/38.23.46 (Emmanuelle)
  • La Maison de la Laïcité de La Louvière - Rue Warocqué 124 - 7100 La Louvière - 064/84.99.74 (Maria)
                                                                       MERCI POUR EUX

International Albinism Awareness Day 

Avant-première au cinéma Plaza Art Mons le combat du Docteur Mukwege pour les femmes violées au Kivu.


  Plaza-art.Van Gogh au cinéma  Mons2015

Avant-première au cinéma Plaza Art Mons de 

"L'homme qui répare les femmes"

 Ce lundi 13/04 à 20h, en présence de Colette Braeckman et Thierry Michel.

Prix Sakharov 2014,
Relatant le combat du Docteur Mukwege pour les femmes violées au Kivu.
Et Il a bouleversé bien des consciences.
 A l'affiche du Cinéma Plaza Art  du 15/04 au 12/05. L'horaire des séances est consultable sur  le site du cinéma

Visitez le site du film




  www.plaza-art.be

Denis Mukwege — Wikipédia

Ce  gynécologue congolais Denis Mukwege est lauréat du prix de la paix de Séoul

Qui sera remis le 6 octobre 2016   a indiqué le journal 'The Korea Times'. Il s'est vu décerner ce prix "pour ses efforts dans l'aide fournie à quelque 48 500 femmes et enfants victimes de violences sexuelles durant la guerre civile en République démocratique du Congo (RDC)", ont indiqué les organisateurs du prix. "Il a contribué à l'amélioration des droits humains pour les femmes et les enfants en traitant les victimes de la guerre non-éthique dans laquelle le viol est utilisé comme arme de guerre", a précisé vendredi la fondation culturelle du prix de la paix de Séoul.

However, in January 2013, he returned to his home country, following the spike in numbers of patients awaiting his help in Panzi Hospital.
 The 2008 United Nations Human Rights Prize winner was also nominated for the Nobel Peace Prize. He was awarded the European Union's Sakharov Prize in 2014, and an honorary Doctor of Laws by Harvard University last year.
 The award ceremony for the Seoul Peace Prize will be held on Oct. 6 in Seoul. Mukwege will be given a plaque and $200,000 in prize money.

Docteur Mukwege, Kivu., L'homme qui répare les femmes, Thierry Michel., gynécologue, Denis Mukwege, lauréat du prix de la paix de Séoul, panzi bukavu,

 http://www.rightlivelihood.org/mukwege.html
Read Denis Mukwege's biography in German, Swedish, Spanish
http://www.rightlivelihood.org/fileadmin/Files/PDF/Pressroom_Materialien/2013_Laureates/biographies/FR_bio_DM.pdf

 The 61-year-old doctor founded the Panzi Hospital in the eastern Democratic Republic of Congo in 1999 to help women and girls who had been raped during the conflict then raging in the country. 
"The people on the list, each in their own way, have lessons to teach," TIME editor Nancy Gibbs said in a statement accompanying the release of the 2016 TIME 100.
"One way or another they each embody a breakthrough: they broke the rules, broke the record, broke the silence, broke the boundaries to reveal what we're capable of." 

서울평화상에 여성 인권 돌본 민주콩고 의사 무퀘게    서울평화상에 여성 인권 돌본 민주콩고 의사 무퀘게.yonhapnews.co.kr Sélectionné comme le gagnant 13 prix Séoul Peace Denis a travaillé comme kwege libre République démocratique du Congo (République Démocratique du Congo) le directeur de l'hôpital de carton a pour soigner les patients. Non kwege Ledger a reçu le prix en reconnaissance de traiter les gens qui ont des dizaines de milliers de femmes qui ont été violées pendant la guerre civile en République démocratique du Congo et a appelé à des efforts pour la paix dans la communauté internationale. [Comité du prix Séoul Paix fourni continue]
yonhapnews.co.kr 


 Although the Congo war officially ended in 2003, violence between government troops and rebels, some with outside backing, has persisted, particularly in the east, and rape has repeatedly been used as a weapon of war.

 Mukwege's hospital has treated more than 46,000 girls and women with gynecological injuries, about half of them victims of sexual violence.k

 In 2012 Mukwege escaped unhurt when armed men tried to kill him in one of the most violent parts of the country, but one member of his staff was killed.

 He won the Sakharov Prize, Europe's top human rights award, in 2014, and was nominated for the Nobel Peace Prize in the same year. He remains a strong advocate of women's rights in his country.sources Reuters By Magdalena Mis

Vie dangereuse des creuseurs de Kasulu et insécurité à Kolwezi après la découverte d’un gisement de cobalt

 

Un quartier de Kasulu, Kolwezi "vie de misère, d'insécurité" des creuseurs artisanaux.







Des centaines de creuseurs artisanaux ont envahi, depuis plusieurs mois, le quartier Kasulo, dans la commune Manika, à Kolwezi (Katanga), à la recherche   de cuivre et de cobalt. Les propriétaires des parcelles de ce quartier accordent à des creuseurs l’autorisation d’exploiter leur concession, en échange de 30 à 40% du montant de la vente de leur butin.Craignant d’éventuels éboulements, le maire de Kolwezi à interdit cette exploitation artisanale.


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Le quartier résidentiel de Kasulo s'est transformé en carrière où des milliers de mineurs se pressent.
Capture d'écran d'une des vidéos envoyées par l' Observateur Valéry Ipanga. 



SOURCES:
Article rédigé en collaboration avec Alexandre Capron (@alexcapron), journaliste aux Observateurs de FRANCE 24 et vidéos par par l' Observateur Valéry Ipanga.   
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Des centaines de creuseurs artisanaux ont envahi un quartier de Kolwezi, ville du sud de la République démocratique du Congo, après la découverte d’un gisement de cobalt sur des parcelles résidentielles. Notre Observateur sur place explique que le sol de ce quartier est devenu un dangereux gruyère.

Kolwezi est une ville réputée pour ses gisements miniers d’hétérogénite, une espèce minérale potentiellement radioactive qui contient de l’aluminium ; du cuivre mais surtout du cobalt. Très prisés, ces minerais sont recherchés par des creuseurs artisanaux qui exploitent ces territoires pour revendre leur butin à de très nombreuses compagnies minières, la plupart du temps chinoises, implantées dans la région.

Au mois de juin, un habitant du quartier Kasulo, situé à 4 kilomètres du centre ville de Kolwezi, découvre accidentellement que son sous-sol regorge de ces précieux minerais alors qu’il creusait une fosse sceptique. Alertés par la nouvelle, plusieurs habitants du quartier entreprennent des fouilles et découvrent que c’est l’ensemble de la zone qui regorge de cuivre et de cobalt. Malgré l’interdiction faite par la municipalité le 18 juillet, les trous béants se multiplient dans le quartier. Mais les fouilles, non encadrées, ne sont pas sans conséquences : cinq creuseurs sont décédés fin juillet dans des éboulements.




 Pour plus d’info sur la ville de Kolwezi, veuillez visiter le site web officiel de la ville  http://kolwezi.alwaysdata.net

Toutes les vidéos ont été tournées par notre Observateur Valéry Ipanga entre le 21 et le 24 juillet.
Contributeurs









"Personne n’a l’intention de libérer les lieux tant qu’il y aura encore une once de cobalt ou de cuivre"

Valéry Ipanga est informaticien pour une société minière et habite dans le quartier voisin à Kasulo où les gisements de cobalt et de cuivre ont été découverts.


Tout savoir sur la ville de Kolwezi



 Quasiment tous les habitants de Kasulo [un quartier d’environ 10 000 habitants, NDLR] ont creusé sur leur parcelle pour essayer de trouver des minerais. C’est un quartier pauvre, où le taux de chômage est très élevé, et cette découverte est un cadeau du ciel pour beaucoup d’entre eux. Le prix du minerais varie en fonction de la teneur en cobalt, mais la tonne peut rapporter entre 1 000 et 5 000 dollars [entre 750 euros et 3 700 euros]. Certains n’ont pas hésité à casser leur maisons à la hache pour creuser des énormes trous. D’autres creusent eux-mêmes dans leurs chambres à l’abri des regards.

La plupart ont embauché des creuseurs artisanaux avec qui ils partagent jusqu’à 50 % du butin trouvé quotidiennement. En général, ils sont recrutés par équipes de 5, et ils se relaient non stop pendant 12 heures de travail, la première de 6 à 18 heures et la deuxième de 18 heures à 6 heures du matin le lendemain. Du coup, dans le meilleur des cas, ils arrivent à extraire entre une à deux tonnes par jour !
"Un pasteur et ses fidèles ont même creusé autour et dans une église !"

Il faut creuser au minimum 6 mètres de profondeur pour trouver les premières traces de minerais. La particularité de l’hétérogénite est que plus vous creuser, plus vous trouvez de la matière dense en cobalt ou en cuivre. La conséquence c’est qu’on voit des trous très impressionnants, certains descendant jusqu’à une quinzaine de mètres de profondeur. Dans une église du quartier, le pasteur et les fidèles se sont mis d’accord pour creuser des trous béants autour et même dans l’église pour chercher le cobalt… et le dimanche, ils célèbrent la messe comme si de rien n’était. 



Click for stop musiek 




Des habitants n'ont pas hésité à raser des parties de leur maison pour entreprendre les fouilles.

  
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L’érosion risque de provoquer des éboulements et de ravager les dernières maisons encore debout "


La mairie a d’abord toléré les fouilles, puis est intervenue car certains creusements commençaient à se faire sous les routes. Le problème, c’est que ces parcelles ont été légalement achetées par des habitants au cadastre local. Ils ont donc le droit d’en faire ce qu’ils veulent, puisqu’ils sont chez eux ! Le gouvernement du Katanga a pourtant lancé un ultimatum d’un mois aux creuseurs pour quitter les lieux en promettant de leur trouver un nouvel endroit où ils pourront poursuivre leurs activités. Mais sur place, très peu sont au courant de la mesure, et personne n’a l’intention de libérer les lieux tant qu’il y aura encore une once de cobalt ou de cuivre.

Même s’ils sont minoritaires, certains résidents – souvent ceux qui n’ont pas trouvé de cobalt sur leur parcelle - se plaignent des conséquences probables de ces fouilles anarchiques. La saison des pluies va bientôt arriver [à partir d’octobre jusqu’en décembre, NDRL] et avec l’érosion, on ne sait pas du tout comment les terrains très sablonneux vont réagir. Il y a de fortes probabilités d’éboulements qui risquent de ravager les dernières maisons encore debout. Ne parlons même pas de la radioactivité des minerais qui pourrait poser un problème de santé publique dans les années à venir.



L'Observateur discute avec des creuseurs qui lui expliquent comment ils s'organisent par équipe
 pour creuser jour et nuit et que des différents éclatent parfois entre des propriétaires de parcelles.

Selon la Chambre des mines de la République démocratique du Congo, la RDC dispose d’entre 2,5 et 3,5 millions de tonnes de cobalt, ce qui représente 60 à 75 % du cobalt mondial. Des ressources qui attirent les convoitises de creuseurs qui opèrent souvent de façon illégale : en juin dernier, un conflit minier avait été réglé à l’arme à feu par la police à Kawama, au sud de Kolwezi.